Vérone Ville Transféministe

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Dans la famille patriarcale hétéronormée se produit et se reproduit un modèle social hiérarchique et sexiste. La famille est le lieu où se manifeste la majorité des violences de genre, elle est en même temps le dispositif qui reproduit la division sexuée du travail et de l’oppression. De plus, la famille est un outil idéologique utilisé à des fins racistes, lorsqu’elle est évoquée pour promouvoir la reproduction d’une identité nationale blanche. Pour ces raisons, nous réaffirmons que la liberté d’autodétermination des femmes et de toutes les subjectivités LGBT*QI+ passe nécessairement par la liberté de mouvement des migrant.e.s. La violence des frontières s’exprime sur les territoires et sur les corps des personnes qui les traversent.

Cette idée de famille sera au centre du Congrès Mondial des Familles (World Congress of Families, WCF) qui aura lieu à Vérone les 29, 30 et 31 mars 2019. Les féministes et les transféministes de Non Una di Meno, avec d’autres mouvements italiens et internationaux, vont donc occuper la ville avec leur rage, leur détermination et leur fabuleusité. Le congrès sera coorganisé par l’administration locale et parrainé par la « présidence du Conseil des ministres – Ministère de la famille et du handicap » et par la région Vénétie. Y participeront le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, le ministre pour la famille et le handicap Lorenzo Fontana, le ministre de l’éducation Marco Bussetti et le sénateur de la Ligue [‘la Lega‘, parti d’extrême-droite au gouvernement, NdT] Simone Pillon. Ces individus sont les principaux promoteurs de la violence hétéropatriarcale et raciste et de son institutionnalisation. À ces gens et à tous ceux qui vont les rejoindre au nom de l’oppression et de l’exploitation, nous allons opposer la force d’un mouvement transnational de libération.

Malgré leur rhétorique sur les valeurs et la vie humaine, les attaques contre le droit à l’avortement et l’apologie de la famille menées par ces maîtres du patriarcat sont liées à l’organisation générale d’une société faite de violence et d’oppression. Derrière la revendication idéologique d’une nation blanche se cache le racisme institutionnel, qui reproduit sans cesse le travail migrant à exploiter à l’intérieur des frontières – les mêmes frontières que ces gens déclarent vouloir fermer. Derrière l’appel à la famille naturelle, il y a de la violence : l’hétérosexualité obligatoire, contre la liberté sexuelle des femmes et des subjectivités LGBT*QI+ qui refusent de se reconnaître dans les identités normatives et dans les rôles sociaux imposés. Nous refusons toute tentative de subordonner  les femmes au travail de soin au sein de la famille et à la maternité comme destin.

Ces attaques catholico-fascistes touchent également le milieu scolaire et celui de la formation. Au niveau institutionnel, les récits alarmistes qui décrivent les enfants comme les victimes d’une prétendue « idéologie du genre », se traduisent par de fortes limitations, voire de véritables censures, de la circulation de savoirs qui critiquent la reproduction des hiérarchies de genre et reconnaissent la liberté des différences. Nous savons que le Congrès Mondial des Familles fait partie des tentatives désordonnées de défense face au puissant soulèvement global des femmes, qui est en train de faire éclater un ordre fondé sur la coercition, l’exploitation et les hiérarchies.

Nous arriverons à Vérone fortes de la grève féministe qui grandit et se propage. Le 8 mars nous étions des centaines de milliers à occuper les places et les rues du monde entier, àcroiser les bras et à déserter les lieux d’exploitation et de violence patriarcale, pour prendre la parole contre le racisme et contre toute forme d’oppression, pour revendiquer notre liberté face aux contraintes du genre et de la famille hétéropatriarcale comme institution oppressive. Le féminisme et le transféminisme que nous avons déployés vont au-delà des identités et de leurs codifications, ils traversent les espaces sociaux pour créer de nouvelles formes de lutte. Ils procèdent par relations plutôt que par identifications et ils articulent toutes les dimensions d’une mobilisation globale.

La grève féministe a révélé le lien entre violence hétéropatriarcale, racisme et exploitation : le 8 mars nous avons brisé ce lien en portant sur les  places du monde entier nos libertés et notre puissance collective. Non Una Di Meno est un mouvement féministe et transféministe parce que, en remettant en cause les relations de pouvoir et les hiérarchies et en luttant contre la violence masculine faite aux femmes et la violence de-s genre-s, Non Una di Meno s’attaque à  toutes les formes de la violence systémique. Notre lutte a montré que sexisme, exploitation, racisme, colonialisme, fondamentalisme politique et religieux, homo-lesbo-transphobie et fascisme sont liés et se soutiennent mutuellement. Le féminisme et le transféminisme de ce mouvement s’appuient sur la liberté et l’autodétermination de toutes les subjectivités dans la construction de processus de lutte et de libération collectifs qui s’inscrivent dans la reproduction de la société.

Tous les droits conquis  par la lutte des femmes sont aujourd’hui attaqués : le divorce, l’avortement et la réforme du droit de la famille. Nous répondons à cette vague réactionnaire avec la force des revendications du Plan féministe contre la violence masculine faite aux femmes et contre toute forme de violence de genre.

Nous sommes la marée féministe, transféministe, antiraciste et antifasciste qui inondera Vérone, et nous ouvrirons des espaces de libération en nous appuyant sur la force globale de notre grève féministe.

ÔTEZ VOS MAINS DE NOS DÉSIRS!

«Non una di meno» revendique:

  • Que les écoles et les universités deviennent des lieux privilégiés où contrer les violences de genre : que les associations «no gender» dégagent, et qu’à la place l’éducation sexuelle, l’éducation de genre et aux différences aient plus d’espace.
  • Que soit créée une formation continue pour les  professionnels impliqués dans le parcours de sortie de la violence des femmes : enseignant.e.s, avocat.e.s, procureure.s, magistrat.e.s, formateur.trice.s  des travailleur.se.s des médias et des industries culturelles, pour contrer les récits  toxiques et promouvoir une culture différente.
  • Que se développe dans le monde du travail la formation contre le harcelèment, la violence et les discriminations de genre, avec pour objectif de fournir des outils de défense et d’autodéfense adaptés et efficaces.
  • Nous concevons la santé comme bien-être physique, psychologique, sexuel, social et expression de la liberté d’autodétermination. Nous sommes contre la pathologisation des personnes trans et la réassignation sexuelle forcée pour les personnes intersexuelles.

  • Nous savons que l’objection de conscience dans les services de santé (le droit des médecins à refuser de pratiquer des avortements pour des raisons religieuses ou éthiques) entrave le droit à l’autodétermination des femmes, nous voulons le plein accès à toutes les techniques d’avortement pour toutes les femmes qui le demandent.
  • Nous revendiquons la garantie de la liberté de choix  et demandons que la violence obstétricale soit reconnue comme une forme de violence faite aux femmes, dans le domaine de  la santé reproductive et sexuelle.
  • Nous nous opposons aux  logiques sécuritaires dans le domaine des soins médicaux : nous estimons que les interventions fondées exclusivement sur l’assistance, l’urgence et la répression, sans tenir compte de l’analyse féministe de la violence comme d’un phénomène structurel, sont inadaptées et nocives. Nous voulons des équipes médicales avec des professionnelles  expérimentées.
  • Nous revendiquons un modèle de protection sociale universel garanti. Nous demandons la création de plannings familiaux qui soient des espaces laïcs, politiques, culturels et sociaux, et pas seulement socio-sanitaires. Nous soutenons leur renforcement et leur renouvellement via le recrutement d’équipesstables et pluridisciplinaires.
  • Nous encourageons l’ouverture de nouvelles et nombreuses  «permanences féministes et transféministes » [‘consultorie transfemministe queer‘ en italien, des sortes de plannings familiaux autogérés NdT]: des espaces de vie et d’expérimentaton, d’auto-analyse, d’entraide et de rédéfinition de l’État social.
  • Nous revendiquons un salaire minimum européen, un revenu d’autodetermination universel et inconditionnel , comme outil de libération vis-à-vis de la violence hétéropatriarcale qui s’exerce sur les lieux de travail et ailleurs.
  • Contre le système des frontières et le système institutionnel d’accueil, nous revendiquons la liberté de circulation pour toutes et tous et un permis de séjour européen sans conditions, indépendendammentdu statut familial, des études, des revenus.
  • Nous voulons la citoyenneté pour toutes et pour tous et le droit du sol pour les enfants qui naissent en Italie ou qui ont grandi ici même si ils ou elles n’y sont pas né.e.s.
  • Nous critiquons le système institutionnel de l’accueil et nous refusons la logique sécuritaire appliquée aux migrations.
  • Nous nous opposons à la récuperation raciste, sécuritaire et nationaliste de la violence de genre.
  • Nous voulons des espaces politiques féministes et transféministes partagés.
  • Nous savons que les violences faites à la Terre s’abattent aussi sur nous. Nous nous opposons à la « violence environnementale » qui est menée contre le bien-être de nos corps et celui des écosystèmes dans lesquels nous vivons, sans cesse menacés par des pratiques d’exploitation.
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Verona Ciudad Transfeminista

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Under our eye/Sotto il nostro occhio/Bajo nuestro ojo

En la familia patriarcal heteronormalizada se produce y reproduce un modelo  social jerárquico y sexista: es el lugar donde se verifican la mayor parte de las violencias de género y es el dispositivo que reproduce la división sexual del trabajo y la opresión.

Es más, la familia es una herramienta ideológica que se utiliza con fines racistas, de cara a apoyar la reproducción de la identidad nacional de piel blanca. Por esta razón, reiteramos que la libertad de autodeterminación de las mujeres y de todas las subjetividades LGBT*QI+ no puede separarse de la libertad de movimiento de las y los migrantes. La violencia de las fronteras se articula en los territorios y en los cuerpos de las personas que las cruzan.

El Congreso Mundial de las Familias (WFC por su sigla en inglés) que se celebrará en Verona los días 29, 30 y 31 de marzo 2019 se arraiga en dicha idea de familia y es por esta razón que las feministas y transfeministas de Ni Una Menos (Non Una di Meno) junto con otros movimientos italianos e internacionales ocuparán la ciudad con rabia, determinación y intensidad. El congreso es co-organizado por la administración local y patrocinado por la “Presidencia del Consejo de Ministros – Ministerio de Familia y Discapacidad”, y la Región del Véneto. Asistirán el Ministro de Interiores Matteo Salvini, el Ministro de la Familia y la Discapacidad Lorenzo Fontana, el Ministro de la Educación Marco Bussetti, el Senador de la Lega Simone Pillon. Detrás de estos nombres reconocemos  a los principales promotores de la violencia heteropatriarcal y racista, y de su institucionalización. A ellos, y a todos los que se reúnen en este acto en nombre de la opresión y la explotación, tendrá nuestra rotunda oposición a través del movimiento de liberación transnacional.

A pesar de la retórica sobre los valores y la vida humana, los ataques contra el aborto y la apología de la familia, fomentados por estos señores del patriarcado, se vinculan a la organización general de la sociedad basada en la violencia y la opresión. Detrás de la reivindicación ideológica de la nación blanca, se esconde el racismo institucional. Dicho racismo no hace más que reproducir permanentemente la explotación del trabajo migrante dentro de las fronteras que dicen querer defender.

Detrás del llamamiento a la familia natural está la violencia: la heterosexualidad obligatoria contra la libertad sexual de las mujeres y las subjetividades LGBT*QI+ que se niegan a reconocerse en las identidades prescritas y los roles sociales impuestos. Nos oponemos a cualquier intento de subordinar a las mujeres al papel del cuidado dentro de la familia y a la maternidad como destino. El mundo de la educación y la formación también se ve afectado por estos ataques católico-fascistas a raíz del alarmismo fomentado, incluso a nivel institucional por las narrativas que describen a l*s niñ*s como víctimas de una supuesta “ideología de género”, lo que se traduce en fuertes limitaciones, en una verdadera censura a la circulación de saberes que critican la reproducción de las jerarquías de género y reconocen la libertad de las diferencias. Sabemos que el Congreso Mundial de las Familias es uno de los intentos de defensas descompuestas ante el poderoso levantamiento global de las mujeres que está quebrando un orden basado en las coerciones, la explotación y las jerarquías.

Llegaremos a Verona con la fuerza de la huelga feminista que crece y se expande: el 8 de marzo centenares de miles hemos ocupado las plazas y las calles del mundo, cruzando los brazos y no ocupando los lugares de la explotación y de la violencia patriarcal, para tomar la palabra contra el racismo y la opresión, para gritar nuestra libertad frente a las imposiciones de género y a la familia heteropatriarcal como institución opresiva. El feminismo y el transfeminismo que hemos sido capaces de activar van más allá de la identidad y de sus codificaciones, transitan en los espacios y en la sociedad para crear nuevas formas de lucha, proceden a través de las relaciones más que de las identificaciones y atraviesan todos los elementos de una movilización que es global. La huelga es feminista porque ha sido capaz de desvelar el nexo entre la violencia patriarcal, el racismo y la explotación: hemos quebrado ese nexo al llevar a la calle nuestra libertad y nuestra fuerza colectiva el 8 de marzo. Ni Una Menos es un movimiento feminista y transfeminista porque a partir de la puesta en discusión de las relaciones de poder, de las jerarquías y de la lucha contra la violencia machista contra las mujeres y el/los géneros ha sido capaz de golpear cada aspecto de la violencia sistémica. Con nuestra lucha hemos demostrado que el sexismo, la explotación, el racismo, el colonialismo, el fundamentalismo político y religioso, la homo-lesbo-transfobia y el fascismo están vinculados y se apoyan mutuamente.

El feminismo y el transfeminismo en este movimiento se desprenden a partir de la libertad y la autodeterminación de cada subjetividad con vistas a construir procesos colectivos de lucha y liberación que impactan la reproducción de la sociedad.

Hoy en día, todos los derechos conquistados por las luchas de las mujeres se encuentran bajo ataque: el divorcio, el aborto y la reforma del derecho de familia. A esta oleada reaccionaria respondemos con la fuerza de las reivindicaciones de nuestro Plan Feminista contra la violencia machista contra las mujeres y todas las formas de violencia de género.

 

Afirmando la fuerza de un movimiento global, Ni Una Menos demanda:

* Que la escuela y la universidad se conviertan en lugares de libertad y y rechazo a la violencia de género: ¡que salgan las asociaciones que eduquen con las diferencias, sexuales y de género!

* Que se exija una formación continua de los perfiles profesionales involucrados en las rutas de salida a la violencia de las mujeres, como profesores y profesoras, abogados y abogadas, jueces y juezas, educadores y educadoras, trabajadoras y trabajadores de los medios de comunicación y de las industrias culturales, para combatir las narraciones tóxicas y promover una cultura nueva.

* Que la sensibilización y formación en el mundo laboral siga trabajando contra los acosos, la violencia y la discriminación de género, con el fin de proporcionar herramientas adecuadas y eficaces de defensa y autodefensa.  

* Consideramos la salud como bienestar psíquico, físico, sexual y social y como expresión de libertad a la autodeterminación. Estamos en contra de cualquier forma de patologización de las personas trans y de re-asignación sexual forzada de las personas intersexuales.  

* Sabemos que la objeción de consciencia en el servicio sanitario nacional menoscaba el derecho a la autodeterminación de las mujeres, queremos el acceso pleno a todas las técnicas de aborto para todas las mujeres que las solicitan.

* Reivindicamos la garantía de libre elección y la necesidad de reconocer la violencia obstetricia como una de las formas de violencia contra las mujeres relacionadas con la salud reproductiva y sexual.

*Estamos en contra de las lógicas de seguridad en los centros sanitarios: creemos que las intervenciones de carácter exclusivamente asistencialista, de emergencia y represivos sean inadecuados y dañinos y que no tengan en cuenta el análisis feminista de la violencia como fenómeno estructural. Queremos un equipo de operadoras expertas.

*Reivindicamos un estado social universal, garantizado. Solicitamos la creación de consultorios que no solo sean espacios socio-sanitarios, sino también seculares, políticos, culturales y sociales. Queremos promover su potenciamiento y recalificación a través del empleo de personal estable y multidisciplinar.

* Alentamos la abertura de nuevas y más numerosas asesorías feministas y transfeministas, entendiendo por ellas espacios de experimentación (y vida), auto-investigación, mutualismo y redefinición del estado social.

*Reivindicamos un salario mínimo europeo, una renta de autodeterminación incondicionado y universal como herramienta de liberación de la violencia heteropatriarcal dentro y fuera de los lugares laborares.

*Contra el régimen de las fronteras y el sistema institucional de acogida, reivindicamos la libertad de movimiento y un permiso de residencia europeo sin condiciones, desvinculado de la familia, del estudio, del trabajo y de la renta.

* Queremos una ciudadanía que sea para todas y todos, el ius soli  para las niñas y niños que nacen en Italia y para los que han crecido aquí aunque no hayan nacido aquí.

*Criticamos el sistema institucional de la acogida y rechazamos la lógica de emergencia aplicada a las migraciones.

*Estamos en contra de la instrumentalización de la violencia de género en clave racista, nacionalista y de seguridad.  

*Queremos espacios políticos compartidos feministas y transfeministas.

*Sabemos que la violencias en los territorios también nos atacan a nosotr*s y nos oponemos a la “violencia ambiental” que actúa en contra del bienestar de nuestros cuerpos y de los ecosistemas en los que vivimos, constantemente amenazados por las prácticas de explotación.  

Somos la marea feminista, transfeminista, antirracista y antifascista que inundará Verona abriendo los espacios de liberación a partir de nuestra fuerza global.

 

AUTODERMINACIÓN Y LIBERACIÓN: MANOS FUERA DE NUESTROS DESEOS!

Verona Trans-Feminist City

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In the patriarchal family, based on heteronormative principles, a sexist and hierarchical social model is constantly produced and reproduced. Most gender violence occurs within the family, the vehicle that reproduces sexual divisions at work as well as other forms of oppression. Moreover, the family is ideologically instrumental in the pursuit of racist goals, for instance when it is used to support the reproduction of a white national identity. For this reason, we claim that women and LGBT*QI+ subjectivities’ right to self-determination cannot be achieved without freedom of movement for migrants. The violence inherent in all kinds of borders affects places and the bodies of the people who cross them.

This idea of family is at the core of the World Congress of Families (WCF), which will take place in Verona on the 29th, 30th and 31st March 2019. This is why, in those days, trans-feminists from Non Una Di Meno, along with other Italian and international movements, will occupy the city with rage, determination and wonder. The congress will be organized by the local administration and patronised by the “Presidenza del Consiglio dei Ministri – Ministero per la Famiglia e la Disabilità” (President of the House of Representatives – Ministry of Family and Disability) and by the “Regione Veneto” (Veneto regional government). The Interior Minister, Matteo Salvini, the Family and Disability Minister, Lorenzo Fontana, the Education Minister, Marco Bussetti, and Lega Senator, Simone Pillon, will take part in the WCF. We believe these politicians are the main promoters of heteronormative, patriarchal and racist violence, and of its institutionalisation. We will oppose them and all those who will gather to support oppression and exploitation, with the power of a transnational movement of liberation.

Despite a rhetorical discourse that fosters the values of human life, the attacks against abortion rights and the celebration of a traditional idea of family, which are put forward by these ‘lords’ of patriarchy, are closely intertwined with a whole social system based on violence and oppression. The ideological claim for a white nation hides a form of institutional racism. This racism constantly perpetuates the exploitation of immigrant labor within the borders they want to defend. Behind their defence of the ‘natural family’ lays violence. Compulsory heterosexuality is imposed against the freedom of women and LGBT*QI+ subjectivities, who refuse to conform to established and prescribed identities and social roles. We reject all attempts to subordinate women to a caring role within the family and to maternity as a destiny. The world of education is also affected by this catholic-fascist offensive. This attack is nourished by narratives whereby children are the victims of an alleged “gender ideology”. As a result, we see strong limitations, if not actual censorship, on the circulation of ideas which critique the reproduction of gender hierarchies and acknowledge the liberty of difference. We are aware that the WCF is one of the counter-attacks put forward against a powerful global women movement, which is overthrowing a system based on coercion, exploitation and hierarchies.

We are going to Verona with the growing energy from the International Women Strike. On 8th March thousands of us occupied the squares and the streets of the world, abstaining from all forms of labor and deserting places where exploitation and patriarchal violence thrive. We spoke up against racism and oppression; we shouted out of our freedom from gender norms and from the oppressive institution that is the heteropatriarchal family. The feminism and transfeminism we put in place go beyond identities and their codification, crossing through spaces in our societies to create new forms of struggle, advancing through relationships rather than identification and running through every aspect of this global mobilisation. The  International Women Strike revealed the connection between heteropatriarchal violence, racism and exploitation. By taking our freedom and collective power into the streets, on the 8th March we broke that connection. Non Una di Meno is a feminist and transfeminist movement because it starts by challenging power relationships, hierarchies, male violence against women and gender violence, to then contrast every manifestation of systemic violence. With our struggle, we showed how sexism, exploitation, racism, colonialism, political and religious fundamentalism, homo-lesbo-transphobia and fascism are connected and reinforce each other.

The feminism and transfeminism of our movement originate in the freedom and self-determination of all subjectivities in order to build processes of collective struggle and liberation, which invest the whole society and its reproduction.

Right now all the rights women have obtained by fighting so hard are under attack: divorce, abortion and various reforms in family law. We respond to this reactionary wave with the strength of our demands, which we elaborated in our feminist plan against male violence and against all forms of gender violence.

We are the feminist, transfeminist, anti-racist, antifascist tide that will take over Verona, opening up liberating spaces which were born from the global power of the International Women Strike.

HANDS OFF OUR DESIRE!

 

Non una di meno claims:

* Schools and universities should become the primary sites where gender violence is opposed. We want “no gender” associations out of schools and more spaces for education to differences, sexuality and gender issues!

* Continuing professional training for figures involved in supporting women who escape male violence (such as teachers, lawyers, magistrates, educators, people working in the media and cultural industries). That’s why we want to fight against toxic narratives and promote a new culture.

* Continuing training  against harassment, violence and gender discrimination at work, with the aim of providing adequate and effective means of defense and self-defense.

* We consider health as a state of physical, sexual and social well-being and an expression of freedom of self-determination. We are against the pathologization of transgender people and forced gender reassignment for intersex people.

* We know that conscience objection in the Italian National Health Service affects women’s right to self-determination. We want full access to all abortion techniques for all women requesting them.

* We demand that freedom of choice is always guaranteed. We want obstetric violence to be recognised as one of the forms of violence against women affecting reproductive and sexual health.

* We oppose the logic of security in healthcare. We want interventions to take into account the feminist analysis of violence as a structural phenomenon and not interventions based on assistance or on emergency or repressive measures. We want teams composed of trained and expert operators.

* We demand universal, guaranteed welfare. We want health clinics to be secular, political, cultural, social and socio-sanitary spaces. We promote their strengthening and staff retraining through the recruitment of permanent and multidisciplinary staff.

* We encourage the opening of more and more feminist and transfeminist health clinics that are spaces for experimentation, self-inquiry, and mutualism, that enable a redefinition of welfare.

* We demand a European minimum wage, an unconditional and universal income of self-determination as a means of liberation from heteropatriarchal violence inside and outside the  workplace.

* Against the border regime and the institutional system of migrants reception, we claim freedom of movement and a European residence permit, without conditions related to family, study, work and income.

* We want citizenship for everyone, the ius solis [birthright citizenship] for children who are born in Italy and for those who grew up here, even though they were not born in the country.

* We are critical of the institutional system of reception and we reject the emergency logic applied to migration.

* We are against the exploitation of gender-based violence for the sake of racist, securitarian and nationalist perspectives.

* We want shared feminist and transfeminist political spaces.

* We know that the violence against the environment also affects people. We oppose the “environmental violence” that takes place against our bodies and the ecosystems in which we live, which are constantly threatened by exploitative practices.

Dallo sciopero globale a Verona Città Transfemminista

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L’8 marzo lo sciopero femminista ha travolto gli argini del presente. Lo abbiamo costruito, incoraggiato, organizzato e sostenuto costantemente. L’8 marzo è stata l’esplosione dello stato di agitazione permanente che continua e che ha dato vita a una nuova grande giornata di lotta contro la violenza maschile contro le donne e la violenza di genere, praticata a partire dalle diverse posizioni nella produzione e nella riproduzione della società. Lo abbiamo alimentato raccogliendo la forza di un processo globale che amplifica ogni presa di parola singolare e locale e ci rende marea. È stato il terzo sciopero globale femminista, eppure ha nuovamente superato le nostre aspettative, i nostri stessi strumenti e percorsi organizzativi.

Inaspettato è stato il numero delle città in Italia che, al grido Non una di meno!, hanno costruito lo sciopero e le manifestazioni di piazza. Non solo nelle grandi città abbiamo visto numeri imponenti. Sono sorti nuovi nodi territoriali, e anche i piccoli centri hanno dato vita a iniziative autonome e diffuse. In tantissime e tantissimi hanno incrociato le braccia: scuole, trasporti, sanità, università, logistica, cooperative sociali, pubblica amministrazione, fabbriche si sono fermate per prendere parte allo sciopero femminista. Moltissime le forme di sottrazione dal lavoro domestico, riproduttivo e di cura praticate anche nelle case.

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Si è reso visibile il lavoro invisibile delle donne: quello che non finisce timbrando il cartellino ma continua tra le mura domestiche, quello che disvela la riproduzione di ruoli di genere fissi e codificati, quello in cui il razzismo istituzionale diventa la leva per abbassare i salari ed estendere la giornata lavorativa alle 24 ore. Anche per questo le vertenze già in atto che hanno animato le piazze hanno trovato nello sciopero femminista una chiave di lettura complessiva e una solidarietà che va oltre le istanze di categoria.

L’8 marzo non è stato, infatti, semplicemente una sommatoria di vertenze, ma un altro passaggio fondamentale nell’articolazione concreta della lotta alla violenza sessista e strutturale che, come tale, si esprime in tutti gli ambiti della vita delle donne, assumendo molteplici forme di sfruttamento, discriminazione e abuso.

La rivendicazione di un reddito di autodeterminazione, di un salario minimo europeo, di un welfare universale si sono intrecciate con la critica dei rapporti capitalistici di produzione e riproduzione sociale, il rifiuto netto espresso contro il Ddl Pillon, il razzismo istituzionalizzato dalla legge Salvini, il governo del fondamentalismo misogino e transomofobico della crociata anti-gender e anti-abortista.

All’incremento quantitativo è corrisposta anche una crescita di intensità. Soprattutto, è a partire dal riconoscimento del lavoro riproduttivo, per la maggior parte ancora affidato alle donne, che lo sciopero femminista si è fatto e deve continuare a farsi strumento di trasformazione del mondo contestando la ripartizione di mansioni e lavori basata sui ruoli di genere. Abbiamo dato inizio a un percorso di liberazione e rottura che coinvolge le relazioni e la società tutta nelle sue gerarchie e imposizioni.

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Cercando inutilmente di limitare l’importanza dello sciopero, il segretario del più grande sindacato italiano, Landini, si è affrettato a dichiarare che quello dell’8 marzo è stato solo uno sciopero politico, immaturo, nonché “controproducente” per le lavoratrici, perché non “preparato” nei luoghi di lavoro. Noi invece ‒ che siamo quelle stesse lavoratrici e lavoratori, casalinghe, disoccupat*, precarie/i, inoccupat* che portano avanti il mondo ‒ lo avevamo annunciato, lo abbiamo preparato e oggi possiamo dirlo con ancora più convinzione: lo sciopero femminista ha innescato un processo di riappropriazione di questo strumento non più definibile con categorie nei fatti superate. Lo abbiamo annunciato e possiamo ripeterlo: lo sciopero femminista è la risposta.

Uno sciopero certamente politico, ma anche sociale e vertenziale, come dichiariamo nel nostro Piano femminista. Perché è riuscito a rompere l’isolamento delle condizioni individuali e locali di oppressione e sfruttamento, riunendo le tante figure del lavoro dipendente, precario, in nero, non retribuito. Moltissime lavoratrici e lavoratori, delegate e delegati, hanno scioperato e sono scese in piazza e lo hanno fatto anche contro le indicazioni delle proprie strutture sindacali. Non solo, si sono messe in gioco fin da subito nel percorso che ha portato all’8 marzo, in moltissimi incontri di preparazione, nelle Case dello sciopero e nei momenti di discussione pubblica durante lo sciopero stesso, luoghi che sono la messa in pratica nel presente del futuro che vorremmo. Questi sono stati momenti in cui costruire il senso politico della mobilitazione in maniera condivisa, a partire dalle vite dei soggetti coinvolti, e in cui dare corpo a forme di partecipazione politica che includono nella capacità di immaginare una sovversione dell’esistente. Tutte le organizzazioni sindacali dovrebbero riconoscere quanto i luoghi e le condizioni del lavoro riproducano e alimentino le più varie forme di violenza maschile contro le donne e di violenza di genere, sostenendo le vertenze che lottano per scardinare tutto ciò.

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Il cammino verso lo sciopero è stato e deve continuare a essere un percorso di riconoscimento reciproco, di crescita personale e collettiva creando luoghi di incontro inaspettati, di condivisione di esperienze che abbiano sempre la forza di rompere la frammentazione e la solitudine e costruire relazioni nuove di solidarietà e cura. In questo senso il processo che ha portato alla costruzione dell’8 marzo è stato fondamentale: un grande esercizio di messa in discussione personale e collettiva in cui l’obiettivo era lo spazio di visibilità, il diritto di esistenza di ogni soggettività che voleva esserne parte. Donne, lesbiche, froce e persone trans hanno unito le forze con chi non è più disposta ad accettare di essere identificata con ruoli di genere rigidi e oppressivi, che vengono poi messi a valore e sfruttati. Abbiamo scioperato riconoscendo che le molestie e le discriminazioni sul lavoro servono anche a intensificare la precarietà, lo sfruttamento e i ricatti; abbiamo incrociato le braccia accanto alle donne migranti che nella piazza femminista hanno potuto gridare contro il razzismo istituzionale che vorrebbe ridurle al silenzio.

Il pomeriggio dell’8 marzo abbiamo goduto dello spettacolo di piazze nelle quali un comune sentimento di forza collettiva ha messo in movimento una marea potente e inarrestabile. Lo sciopero femminista è stato, e deve a maggior ragione continuare a essere, un grande spazio di politicizzazione e un urlo forte di liberazione. Questo movimento ha aperto uno spazio di azione non identitario, intersezionale, sociale e politico che non può che opporsi con tutta sua forza globale a tutti i governi neoliberali, misogini, omolesbotransfobici e razzisti, con i quali non potrà mai scendere a patti. Non c’è contrattazione possibile con coloro che difendono l’istituzione oppressiva della famiglia patriarcale e eteronormata legittimando la violenza domestica, che attaccano la libertà sessuale e di abortire invocando la maternità e i ruoli di genere come un «destino naturale», che digrignano i denti in difesa dei confini mentre intensificano al loro interno lo sfruttamento del lavoro migrante. Contro questi fautori della reazione e della violenza, contro i custodi dell’ordine e delle sue gerarchie che si incontreranno a Verona dal 29 al 31 marzodopo la mobilitazione del 9 marzo a Padova, dove lo sciopero è continuato per contrastare la marcia del Comitato No194, durante la tre giorni di «Verona Città Transfemminista» scateneremo la forza globale che lo sciopero femminista dell’8 marzo ha portato nel mondo, iniziando già a lavorare per un prossimo 8 marzo ancora più potente!

Non Una di Meno

Verona, prof. dell’Università contro il Congresso Mondiale delle Famiglie

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Una presa di posizione netta di 400 docenti e ricercatori/trici dell’Università di Verona che firmano un documento contro le tesi degli organizzatori del simposio. #VeronaTransfemminista

Siamo ricercatrici, ricercatori e docenti dell’Università di Verona, ci occupiamo della biologia e dell’esperienza umana da un punto di vista psicologico, filosofico, pedagogico, antropologico, sociologico, di teoria politica, medico, biologico, statistico, giuridico, storico, linguistico, economico. Siamo persone diverse per età, genere, origine, convinzioni politiche, fede religiosa. Siamo però accomunate dalla passione per la ricerca e la conoscenza, e ci riconosciamo in una comunità professionale che ha precise regole scientifiche ed etiche sulla produzione e diffusione del sapere.

Siamo anche unite dal lavorare nella stessa istituzione, l’università pubblica, che se sicuramente non è l’unica voce rappresentativa del sapere scientifico, ne rimane tuttavia una delle espressioni più autorevoli.

Come Dipartimento di Scienze Umane, insieme a molti altre e altri docenti, ricercatori e ricercatrici dell’Ateneo tutto e di tutte le aree disciplinari, ci facciamo promotori di una presa di posizione critica in merito allo svolgimento del Congresso Mondiale delle Famiglie (World Family Congress), che si terrà nella città di Verona, ospitato dal Comune nel Palazzo della Gran Guardia, il prossimo 29-30-31 marzo.

Il Congresso Mondiale delle Famiglie è un evento organizzato da molteplici soggetti: l’International Organization for the Family, ProVita Associazione Onlus, CitizenGo, Comitato Difendiamo i nostri Figli, Generazione Famiglia, National Organization for Marriage.

Si tratta di associazioni diffuse a livello internazionale che si sono caratterizzate, negli anni, per precise prese di posizione relativamente a:

  • l’affermazione del creazionismo;
  • l’idea che la natura abbia assegnato a uomini e donne differenti destini sociali e diverse funzioni psichiche, che identificano automaticamente la donna in un ruolo riproduttivo e di cura;
  • l’idea che il lavoro fuori casa delle donne, l’esistenza del divorzio e della possibilità di abortire siano le cause del declino demografico;
  • il rifiuto del riconoscimento di diritti civili a configurazioni familiari al di fuori della coppia eterosessuale unita in matrimonio;
  • l’affermazione che configurazioni familiari diverse dalla coppia eterosessuale unita in matrimonio siano, di per sé, contesti educativi e affettivi inadatti all’armonioso sviluppo dei minori;
  • l’equiparazione tra interruzione volontaria di gravidanza e omicidio;
  • la patologizzazione dell’omosessualità e della transessualità e di tutte le forme di orientamento sessuale e identità di genere non ascrivibili a maschio/femmina eterosessuale, e il rifiuto del pieno riconoscimento di diritti civili alle persone che manifestano queste identità;
  • la promozione delle “terapie riparative” per le persone omosessuali al fine di “ritornare” alla condizione armoniosa dell’eterosessualità.

Tali posizioni vengono affermate come fondate scientificamente, ma in realtà la ricerca internazionale non è mai giunta a questo tipo di esiti e li ha anzi smentiti in diverse circostanze: linee guida di ordini professionali, dichiarazioni di indirizzo di associazioni accademiche, articoli scientifici, comitati etici di riviste scientifiche internazionali hanno da tempo preso le distanze dalle credenze espresse dai relatori del convegno.

Con questo documento intendiamo quindi richiamare l’attenzione sul fatto che il convegno WFC è espressione di un gruppo organizzato di soggetti che propongono come dati scientifici opinioni principalmente ascrivibili a convinzioni etiche e religiose. Questo ci preoccupa ancor più nel momento in cui il Congresso Mondiale delle Famiglie vede la presenza tra i relatori di personalità politiche straniere, rappresentative di paesi come l’Ungheria, la Polonia, la Russia, che stanno proponendo apertamente politiche censorie rispetto al dibattito pubblico su questi temi e restrittive della libertà di ricerca e insegnamento universitari.

Il Codice Etico dell’Università di Verona, assieme ai principi della libertà della ricerca e dell’insegnamento, afferma quelli dell’uguaglianza e della solidarietà, rigettando ogni forma di pregiudizio e discriminazione. Alle mistificazioni del Congresso Mondiale delle Famiglie contrapponiamo quindi non solo gli esiti della ricerca scientifica, ma anche i valori della comunità di cui facciamo parte.

 

29/30/31 – Verona Città Transfemminista

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Under our eye/Sotto il nostro occhio

Nella famiglia patriarcale eteronormata si produce e riproduce un modello sociale gerarchico e sessista: è il luogo dove si verificano la maggior parte delle violenze di genere ed è il dispositivo che riproduce la divisione sessuale del lavoro e dell’oppressione. Inoltre, la famiglia è uno strumento ideologico utilizzato per scopi razzisti, quando è utilizzato per sostenere la riproduzione dell’identità nazionale dalla pelle bianca. Per questo ribadiamo che la libertà di autodeterminazione delle donne e di tutte le soggettività LGBT*QI+ non può prescindere dalla libertà di movimento delle e dei migranti. La violenza dei confini si esprime sui territori e sui corpi delle persone che li attraversano.

Questa idea di famiglia sarà il cuore del Congresso Mondiale delle Famiglie (World Congress of Families, WCF) che si svolgerà a Verona il 29, 30 e 31 marzo 2019 e per questo le femministe e le transfemministe di Non Una Di Meno insieme ad altri movimenti italiani e internazionali occuperanno con rabbia, determinazione e favolosità la città. Il congresso sarà co-organizzato dall’amministrazione locale e patrocinato dalla “Presidenza del consiglio dei ministri – ministero per la famiglia e la disabilità”, e dalla Regione Veneto. Vi prenderanno parte il ministro dell’Interno Matteo Salvini, il ministro per la famiglia e la disabilità Lorenzo Fontana, il ministro dell’istruzione Marco Bussetti, il senatore della Lega Simone Pillon. In questi nomi noi riconosciamo i principali promotori della violenza eteropatriarcale e razzista e della sua istituzionalizzazione. A loro, e a tutti quelli che con loro si riuniranno in nome dell’oppressione e dello sfruttamento, noi opporremo la forza di un movimento transnazionale di liberazione.

A dispetto della retorica sui valori e la vita umana, gli attacchi all’aborto e l’apologia della famiglia portata avanti da questi signori del patriarcato sono legati all’organizzazione complessiva della società fatta di violenza e oppressione. Dietro la rivendicazione ideologica della nazione bianca si nasconde un razzismo istituzionale che riproduce continuamente lavoro migrante da sfruttare all’interno dei confini che dichiarano di voler difendere. Dietro l’appello alla famiglia naturale c’è la violenza: l’eterosessualità obbligatoria contro la libertà sessuale delle donne e delle soggettività LGBT*QI+ che rifiutano di riconoscersi nelle identità prescritte e nei ruoli sociali imposti. Ci opponiamo ad ogni tentativo di subordinare le donne al ruolo di cura all’interno della famiglia e alla maternità come destino. Anche il mondo della scuola e della formazione risente di questi attacchi catto-fascisti a causa dell’allarmismo fomentato, anche a livello istituzionale, dalle narrazioni che descrivono i bambini come vittime di una presunta “ideologia gender”, traducendosi in forti limitazioni, se non vere e proprie censure, alla circolazione di saperi che criticano la riproduzione di gerarchie di genere e riconoscono la libertà delle differenze. Sappiamo che il Congresso Mondiale delle Famiglie è una delle difese scomposte di fronte alla potente sollevazione globale delle donne che sta facendo saltare un ordine basato su coercizioni, sfruttamento e gerarchie.

Arriveremo a Verona forti dello sciopero femminista che cresce e si espande: l’8 marzo in centinaia di migliaia abbiamo occupato le piazze e le strade del mondo, incrociando le braccia e disertando i luoghi dello sfruttamento e della violenza patriarcale, per prendere parola contro il razzismo e l’oppressione, per urlare la nostra libertà dalle imposizioni di genere e dalla famiglia eteropatriarcale come istituzione oppressiva. Il femminismo e il transfemminismo che abbiamo messo in campo vanno oltre le identità e le loro codificazioni, transitano negli spazi e nella società per creare nuove forme di lotta, procedono per relazioni più che per individuazioni e attraversano ogni aspetto di una mobilitazione che è globale. Lo sciopero femminista ha svelato il nesso tra violenza etero-patriarcale, razzismo e sfruttamento: portando in piazza la nostra libertà e la nostra forza collettiva l’8 marzo abbiamo spezzato quel nesso. Non Una di Meno è un movimento femminista e transfemminista perché partendo dalla messa in discussione delle relazioni di potere, delle gerarchie e dalla lotta contro la violenza maschile sulle donne e di/del genere ha saputo colpire ogni aspetto della violenza sistemica. Con la nostra lotta abbiamo mostrato che sessismo, sfruttamento, razzismo, colonialismo, fondamentalismo politico e religioso, omo-lesbo-transfobia e fascismo sono legati e si sostengono l’uno con l’altro.

Il femminismo e il transfemminismo di questo movimento partono dalla libertà e dall’autodeterminazione di ciascuna soggettività per costruire processi collettivi di lotta e di liberazione che investono la riproduzione della società.

In questo momento sono sotto attacco tutti i diritti conquistati dalle lotte delle donne: il divorzio, l’aborto e la riforma del diritto di famiglia. A questa ondata reazionaria, rispondiamo con la forza delle rivendicazioni del nostro Piano femminista contro la violenza maschile sulle donne e tutte le forme di violenza di genere.

Siamo la marea femminista, transfemminista, antirazzista e antifascista che inonderà Verona aprendo spazi di liberazione a partire dalla forza globale del nostro sciopero femminista.

STATO DI AGITAZIONE PERMANENTE: GIÙ LE MANI DAI NOSTRI CORPI E DAI NOSTRI DESIDERI

 

Under our eye

Affermando la forza di un movimento globale, Non una di meno rivendica:

* Che la scuola e l’università diventino i luoghi primari di contrasto alle violenze di genere: fuori le associazioni no gender e spazio all’educazione alle differenze, sessuale e di genere!

* Che sia avviata una formazione continua di figure professionali coinvolte nel percorso di fuoriuscita dalla violenza delle donne, come insegnanti, avvocati e avvocate, magistrati e magistrate, educatori ed educatrici di chi lavora nei media e nelle industrie culturali, per combattere narrazioni tossiche e promuovere una cultura nuova.

* Che la formazione prosegua nel mondo del lavoro contro molestie, violenza e discriminazione di genere, con l’obiettivo di fornire strumenti di difesa e autodifesa adeguati ed efficaci.

* Consideriamo la salute come benessere psichico, fisico, sessuale e sociale e come espressione della libertà di autodeterminazione. Siamo contro la patologizzazione delle persone trans e la riassegnazione sessuale coatta per le persone intersessuali.

* Sappiamo che l’obiezione di coscienza nel servizio sanitario nazionale lede il diritto all’autodeterminazione delle donne, vogliamo il pieno accesso a tutte le tecniche abortive per tutte le donne che ne fanno richiesta.

*Rivendichiamo la garanzia della libertà di scelta e che la violenza ostetrica venga riconosciuta come una delle forme di violenza contro le donne che riguarda la salute riproduttiva e sessuale.

* Siamo contrarie alle logiche securitarie nei presidi sanitari: riteniamo inadeguati e dannosi interventi di stampo esclusivamente assistenziale, emergenziale e repressivo, che non tengono conto dell’analisi femminista della violenza come fenomeno strutturale e vogliamo équipe con operatrici esperte.

*Rivendichiamo un welfare universale, garantito. Vogliamo la creazione di consultori che siano spazi laici, politici, culturali e sociali oltre che socio-sanitari. Ne promuoviamo il potenziamento e la riqualificazione attraverso l’assunzione di personale stabile e multidisciplinare.

*Incoraggiamo l’apertura di nuove e sempre più numerose consultorie femministe e transfemministe, intese come spazi di sperimentazione (e di vita), auto-inchiesta, mutualismo e ridefinizione del welfare.

*Rivendichiamo un salario minimo europeo, un reddito di autodeterminazione incondizionato e universale come strumenti di liberazione dalla violenza eteropatriarcale dentro e fuori i luoghi di lavoro.

*Contro il regime dei confini e il sistema istituzionale di accoglienza, rivendichiamo la libertà di movimento e un permesso di soggiorno europeo senza condizioni svincolato dalla famiglia, dallo studio, dal lavoro e dal reddito.

*Vogliamo la cittadinanza per tutti e tutte, lo ius soli per le bambine e i bambini che nascono in Italia o che qui sono cresciute pur non essendovi nati.

*Critichiamo il sistema istituzionale dell’accoglienza e rifiutiamo la logica emergenziale applicata alle migrazioni.

*Siamo contro la strumentalizzazione della violenza di genere in chiave razzista, securitaria e nazionalista.

*Vogliamo spazi politici condivisi femministi e transfemministi.

*Sappiamo che le violenze sui territori colpiscono anche noi e ci opponiamo alla “violenza ambientale” che si attua contro il benessere dei nostri corpi e gli ecosistemi in cui viviamo, costantemente minacciati da pratiche di sfruttamento.

Qui le traduzione in:
inglese
spagnolo
francese.

Qui il blog di Non Una Di Meno Verona.
Qui l’evento di Verona Città Transfemminista (29-30-31 marzo).
Qui l’evento del Corteo Transfemminista di sabato 30 marzo.

8 marzo 2019 – Lista singole adesioni di categoria:

vademecum

  1. Proclamazione SCIOPERO GENERALE
  2. Adesione PUBBLICO IMPIEGO
  3. Adesione LAVORO PRIVATO
  4. Adesione SETTORE ELETTRICO 1
  5. Adesione SETTORE ELETTRICO 2
  6. Adesione SETTORE ELETTRICO 3
  7. Adesione ITALGAS
  8. Adesione TIM
  9. Adesione TRASPORTI
  10. Adesione ACEA
  11. Adesione FERROVIE
  12. Adesione TAXI
  13. Adesione COOPERATIVE
  14. Adesione EXLSU
  15. Adesione SETTORE IDRICO
  16. Adesione SANITA’ PRIVATA: Bambino Gesù, Gemelli, Don Gnocchi, Villa San Pietro, Fatebenefratelli
  17. Adesione Sanità Privata 2
  18. Adesione CONDOMINI
  19. Adesione SETTORE TERZIARIO (Cedat 85 Srl)
  20. Adesione INDUSTRIA ALIMENTARE (Agecontrol SPA)
  21. Adesione INDUSTRIA METALMECCANICA
  22. Adesione Industria Metalmeccanica 2
  23. Adesione COMMERCIO (Coopfidi)
  24. Adesione ENTI PREVIDENZIALI
  25. Adesione RISTORAZIONE
  26. Adesione PARTECIPATE (Regione e Comune)
  27. Adesione Poste Italiane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non una di meno: l’8 marzo noi scioperiamo!

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L’8 marzo, in ogni continente, al grido di «Non Una di Meno!» sarà sciopero femminista. Interrompiamo ogni attività lavorativa e di cura, formale o informale, gratuita o retribuita. Portiamo lo sciopero sui posti di lavoro e nelle case, nelle scuole e nelle università, negli ospedali e nelle piazze. Incrociamo le braccia e rifiutiamo i ruoli e le gerarchie di genere. Fermiamo la produzione e la riproduzione della società. L’8 marzo noi scioperiamo!

In Italia una donna su tre tra i 16 e i 70 anni è stata vittima della violenza di un uomo, quasi 7 milioni di donne hanno subito violenza fisica e sessuale, ogni anno vengono uccise circa 200 donne dal marito, dal fidanzato o da un ex. Un milione e 400 mila donne hanno subito violenza sessuale prima dei 16 anni di età. Un milione di donne ha subito stupri o tentati stupri. 420 mila donne hanno subito molestie e ricatti sessuali sul posto di lavoro. Meno della metà delle donne adulte è impiegata nel mercato del lavoro ufficiale, la discriminazione salariale va dal 20 al 40% a seconda delle professioni, un terzo delle lavoratrici lascia il lavoro a causa della maternità.

Lo sciopero è la risposta a tutte le forme di violenza che sistematicamente colpiscono le nostre vite, in famiglia, sui posti di lavoro, per strada, negli ospedali, nelle scuole, dentro e fuori i confini.

Femminicidi. Stupri. Insulti e molestie per strada e sui posti di lavoro. Violenza domestica. Discriminazione e violenza sulle donne disabili. Il permesso di soggiorno condizionato al matrimonio. Infiniti ostacoli per accedere all’aborto. Pratiche mediche e psichiatriche violente sui nostri corpi e sulle nostre vite. Precarietà che diventa doppio carico di lavoro e salari dimezzati. Un welfare ormai inesistente che si scarica sul lavoro di cura gratuito e sfruttato nell’impoverimento generale. Contro questa violenza strutturale, che nega la nostra libertà, noi scioperiamo!

Scioperiamo in tutto il mondo contro l’ascesa delle destre reazionarie che stringono un patto patriarcale e razzista con il neoliberalismo. Chiamiamo chiunque rifiuti quest’alleanza a scioperare con noi l’8 marzo. Dal Brasile all’Ungheria, dall’Italia alla Polonia, le politiche contro donne, lesbiche, trans*, la difesa della famiglia e dell’ordine patriarcale, gli attacchi alla libertà di abortire vanno di pari passo con la guerra aperta contro persone migranti e rom. Patriarcato e razzismo sono armi di uno sfruttamento senza precedenti. Padri e padroni, governi e chiese, vogliono tutti «rimetterci a posto». Noi però al “nostro” posto non ci vogliamo stare e per questo l’8 marzo scioperiamo!

Scioperiamo perché rifiutiamo il disegno di legge Pillon su separazione e affido, che attacca le donne, strumentalizzando i figli. Combattiamo la legge Salvini, che impedisce la libertà e l’autodeterminazione delle migranti e dei migranti, mentre legittima la violenza razzista. Non sopportiamo gli attacchi all’«ideologia di genere», che nelle scuole e nelle università vogliono imporre l’ideologia patriarcale. Denunciamo il finto «reddito di cittadinanza» su base familiare, che ci costringerà a rimanere povere e lavorare a qualsiasi condizione e sotto il controllo opprimente dello Stato. Rifiutiamo la finta flessibilità del congedo di maternità che continua a scaricare la cura dei figli solo sulle madri. Abbiamo invaso le piazze di ogni continente per reclamare la libertà di decidere delle nostre vite e sui nostri corpi, la libertà di muoverci, di autogestire le nostre relazioni al di fuori della famiglia tradizionale, per liberarci dal ricatto della precarietà.

Rivendichiamo un reddito di autodeterminazione, un salario minimo europeo e un welfare universale. Vogliamo aborto libero sicuro e gratuito. Vogliamo autonomia e libertà di scelta sulle nostre vite, vogliamo ridistribuire il carico del lavoro di cura. Vogliamo essere libere di andare dove vogliamo senza avere paura, di muoverci e di restare contro la violenza razzista e istituzionale. Vogliamo un permesso di soggiorno europeo senza condizioni. Queste parole d’ordine raccolgono la forza di un movimento globale. L’8 marzo noi scioperiamo!

Il movimento femminista globale ha dato nuova forza e significato alla parola sciopero, svuotata da anni di politiche sindacali concertative. Dobbiamo lottare perché chiunque possa scioperare indipendentemente dal tipo di contratto, nonostante il ricatto degli infiniti rinnovi e l’invisibilità del lavoro nero. Dobbiamo sostenerci a vicenda e stringere relazioni di solidarietà per realizzare lo sciopero dal lavoro di cura, che è ancora così difficile far riconoscere come lavoro.  Invitiamo quindi tutti i sindacati a proclamare lo sciopero generale per il prossimo 8 marzo e a sostenere concretamente le delegate e lavoratrici che vogliono praticarlo, convocando le assemblee sindacali per organizzarlo e favorendo l’incontro tra lavoratrici e nodi territoriali di Non Una di Meno, nel rispetto dell’autonomia del movimento femminista. Lo sciopero è un’occasione unica per affermare la nostra forza e far sentire la nostra voce.

Con lo sciopero dei e dai generi pratichiamo la liberazione di tutte le soggettività e affermiamo il diritto all’autodeterminazione sui propri corpi contro le violenze, le patologizzazioni e psichiatrizzazioni imposte alle persone trans e intersex. Contro l’abilismo che discrimina le persone disabili rivendichiamo l’autodeterminazione e i desideri di tutti i soggetti.

Con lo sciopero dei consumi e dai consumi riaffermiamo la nostra volontà di imporre un cambio di sistema che disegni un altro modo di vivere sulla terra alternativo alla guerra, alle colonizzazioni, allo sfruttamento della terra, dei territori e dei corpi umani e animali.

Con lo sciopero dal lavoro produttivo e riproduttivo bloccheremo ogni ambito in cui si riproduce violenza economica, psicologica e fisica sulle donne.

«Non una di meno» è il grido che esprime questa forza e questa voce. Contro la violenza patriarcale e razzista della società neoliberale, lo sciopero femminista è la risposta. Scioperiamo per inventare un tempo nuovo.

Se le nostre vite non valgono, noi scioperiamo!

 

*Immagine di copertina di MP5

 

Intervento di Non Una di Meno al Congresso nazionale della FIOM-CGIL

Pubblichiamo il testo integrale e il video dell’intervento di Non Una di Meno al Congresso nazionale della FIOM-CGIL, che si è tenuto a Riccione lo scorso 13 dicembre. Abbiamo raccolto l’invito della segreteria FIOM senza illusioni, ma convinte che il nostro intervento al Congresso fosse un’occasione per rivolgerci alle lavoratrici e delegate che stanno già prendendo parte alla lotta di Non Una Di Meno contro la violenza maschile e di genere, e a coloro che vedono nello sciopero femminista una possibilità di combattere il nesso tra questa violenza e la loro quotidiana esperienza di sfruttamento in fabbrica. A Riccione abbiamo trovato un’apertura da parte di lavoratrici e delegate ma anche il rifiuto della segreteria di dichiarare e organizzare lo sciopero dell’8 marzo, senza tuttavia negare la possibilità di iniziativa autonoma nei singoli posti di lavoro che la FIOM non ostacolerebbe.
Molti racconti di lavoratrici e delegate – non pubblicati in video sul sito FIOM, dove non c’è traccia della sessione di dibattito a cui abbiamo preso parte – hanno mostrato che la divisione sessuale del lavoro, la violenza domestica, il carattere maschilista dell’organizzazione del lavoro e del sindacato stesso contribuiscono a determinare la condizione delle operaie, rendendola più precaria e isolata. Diverse di loro hanno parlato della grande manifestazione del 24 novembre e dell’iniziativa di Non Una di Meno, altre hanno esplicitamente dichiarato la necessità di sostenere e organizzare lo sciopero femminista, altre ancora si sono confrontate con questa possibilità.

La segreteria della FIOM, ad oggi, ha dichiarato che non proclamerà lo sciopero. Nel suo intervento conclusivo, ha spiegato che uno sciopero generale di categoria per riuscire deve essere motivato, e che se non riuscisse indebolirebbe il sindacato. Finché continuerà a pensare lo sciopero in termini strettamente sindacali, e non politici e sociali, la segreteria FIOM non potrà vedere l’occasione ‒ riconosciuta e colta dai suoi omologhi europei, come i sindacati spagnoli ‒ di combattere la violenza patriarcale come una delle condizioni che contribuiscono a intensificare la precarietà e lo sfruttamento di tutte e tutti. Nell’ammettere la possibilità che singole RSU possano partecipare all’organizzazione dello sciopero, la segreteria è costretta a riconoscere che il movimento dello sciopero femminista sta attraversando i posti di lavoro anche al di là della linea scelta dalla FIOM, se non contro di essa. Rinnoviamo il nostro invito alle RSU, alle lavoratrici e ai lavoratori affinché promuovano lo sciopero dell’8 marzo. Saremo dalla loro parte in ogni territorio e sosterremo la loro attivazione sui luoghi di lavoro.

A partire da questo punto di forza, nei mesi che ci separano dall’8 marzo noi continueremo a fare dello sciopero femminista un disturbo ‒ l’interruzione della produzione e della riproduzione di questa società ‒ e a cooperare con le lavoratrici e le delegate ‒ non solo metalmeccaniche, ma di ogni comparto ‒ affinché lo sciopero femminista porti la lotta contro la violenza maschile nei luoghi di lavoro e quella contro lo sfruttamento e la precarietà nella società. Lo faremo portando alla luce e contestando ancora una volta l’alleanza tra patriarcato, neoliberalismo e razzismo. Lo faremo mostrando che lo sciopero femminista transnazionale dell’8 marzo non è solo l’occasione per opporsi al governo gialloverde senza compromessi e schierandosi dalla parte delle donne, delle e dei migranti, e di chiunque pratica la libertà sessuale e di movimento, ma anche l’occasione per dire no all’ascesa delle destre reazionarie che ovunque stanno facendo della violenza razzista e di quella patriarcale gli strumenti per intensificare lo sfruttamento quotidiano e l’impoverimento di milioni di persone in tutto il mondo.

Qui di seguito il testo integrale di Non Una di Meno al Congresso nazionale della FIOM-CGIL

Care compagne,

abbiamo raccolto quest’invito come una discontinuità rispetto al passato, e quindi come l’apertura da parte della FIOM a un movimento femminista e transfemminista esploso quasi tre anni fa, che ha assunto lo sciopero come propria pratica politica e anche per questo si sta rivelando a livello globale una delle poche forze capaci di rispondere con una potenza di massa al contesto duro e pericoloso che stiamo vivendo. Siamo qui per aprire un confronto diretto con quelle lavoratrici e delegate che riconoscono questa possibilità in vista del prossimo sciopero femminista dell’8 marzo, già dichiarato in decine di paesi del mondo, inclusa l’Italia, e che sarà l’occasione per fronteggiare la deriva reazionaria e neoautoritaria caratterizzata non solo da un’escalation della violenza maschile, ma anche e soprattutto dalle misure che si sono fatte e si fanno eco da una parte all’altra del mondo, volte a colpire, punire e restringere l’autodeterminazione e l’autonomia delle donne.

Lo sciopero femminista è stato ed è globale. È stato lanciato nel 2016 dalle compagne polacche e argentine e in seguito in 60 paesi le donne hanno incrociato le braccia al grido di: “se le nostre vite non valgono, noi ci fermiamo”. Si tratta dell’unico e vero movimento politico e sociale transnazionale che c’è in questo momento storico, di un processo che sta trasformando in profondità le sensibilità, i rapporti sociali, le forme stesse della politica.

Lo sciopero femminista ha dimostrato che la violenza maschile e di genere non è solo un problema culturale o simbolico ma assume forme diverse, che hanno anche lo scopo di intensificare lo sfruttamento nei posti di lavoro e produrre precarietà. Lo sciopero delle lavoratrici migranti della Yoox di Bologna e quello delle operaie di Italpizza a Modena hanno reso evidente che le molestie sui posti di lavoro sono uno strumento quotidiano per disciplinare, isolare e sfruttare le lavoratrici e che sessismo e razzismo s’intrecciano per rendere le lavoratrici più precarie. D’altra parte, l’attacco ai diritti e alle tutele del lavoro e lo smantellamento del welfare sono assi portanti della guerra sistematica contro le donne e contribuiscono a renderle più esposte alla violenza maschile, a partire da quella domestica.

Lo sciopero femminista, nella forma di sciopero dai generi, dal lavoro produttivo e riproduttivo, ha reso evidente il nesso strutturale tra patriarcato e ristrutturazione neoliberale dei rapporti di lavoro e del capitalismo. Per questo motivo, è stato e continua a essere un’occasione per opporsi non soltanto alla disparità salariale, alle molestie e alle discriminazioni sui posti di lavoro, agli attacchi costanti al welfare universale. Lo sciopero dell’8 marzo è la possibilità per opporsi alle politiche della famiglia che stanno riaffermando con forza il modello patriarcale di divisione sessuale del lavoro: si vogliono le donne nuovamente tra le mura domestiche a supplire all’erosione dello stato sociale, si vogliono le minori e i minori ostaggio della “tradizione” del capofamiglia. Portiamo avanti la riproduzione sociale di questo paese, dentro e fuori casa, perché ancora si pensa che questa funzione spetti “naturalmente” alle donne, e oltretutto ciò ancora non viene economicamente riconosciuto: sappiamo bene quanto il settore della cura sia tra i più sfruttati e sottopagati, specialmente quando la forza-lavoro è migrante.

In questa stessa cornice reazionaria si inscrivono gli attacchi alla libertà sessuale e il brutale controllo che i governi cercano di affermare sulle nostre vite e sui nostri corpi. Mentre gli attacchi all’aborto libero sicuro e gratuito aggravano la sua già difficile applicazione della legge 194 e vorrebbero trasformare la maternità in un destino inevitabile, il DDL Pillon, le surreali proposte sul terzo figlio e le proposte di modifica del congedo di maternità riaffermano una concezione patriarcale della famiglia. Si tratta di una guerra di matrice ideologica, fondata su un’interpretazione mistificante delle differenze di genere come “teoria del gender” che ha dirette ricadute materiali e che riafferma una concezione proprietaria dei rapporti familiari e lavorativi, che condanna e reprime tutte quelle scelte affettive che non ricadono nei ruoli previsti dalla famiglia patriarcale e ogni forma di educazione alle differenze nelle scuole e nei luoghi pubblici. Come abbiamo detto con chiarezza nelle piazze del 24 novembre, quando una manifestazione di 200mila persone ha invaso le strade di Roma, l’alleanza tra governance neoliberale e ordine patriarcale ha una faccia esplicitamente razzista: il Dl sicurezza ormai divenuto legge legittima lo stupro come pratica di governo della libertà di movimento, perché le donne che hanno subito violenza nei paesi di partenza e in quelli di transito non potranno reclamare un permesso di soggiorno. Producendo clandestinità, la legge Salvini renderà le donne migranti sempre più esposte alla violenza, e produrrà una forza lavoro sempre più ricattabile che si aggiungerà alle fila di chi deve accettare qualunque condizione di lavoro e di salario per rinnovare il permesso di soggiorno. Come la violenza patriarcale, così il razzismo diventa una leva per intensificare lo sfruttamento, con effetti che non riguardano solo le donne o i migranti ma tutto il lavoro. I dati allarmanti sulla povertà in Italia, la strutturale disoccupazione femminile, la disparità salariale, parlano soprattutto di donne, di giovani donne, non libere di andarsene, di decidere della propria vita. In questo contesto, la proposta governativa di un reddito di cittadinanza non solo non mira a cancellare la povertà, ma al contrario si rivela uno strumento per obbligare al lavoro e per incentivare la dipendenza di chi si trova in questa condizione.

In questi anni, lo sciopero femminista ci ha permesso di portare in piazza e nei posti di lavoro, con la forza di un movimento di massa e globale, rivendicazioni concrete, che sono raccolte nel nostro Piano femminista contro la violenza maschile e di genere: noi chiediamo un salario minimo europeo per contrastare i salari da fame, i meccanismi di disparità e di dumping salariale; un reddito incondizionato e universale, slegato dal reddito familiare, dalla cittadinanza e dalle condizioni di soggiorno, un reddito che noi definiamo di autodeterminazione perché deve essere garanzia di indipendenza economica e autonomia, di prevenzione della violenza, di liberazione dai ricatti delle molestie e dello sfruttamento; noi chiediamo un welfare universale e gratuito, non basato sul modello familistico, ma sul principio dell’autonomia delle donne e di tutti, adeguato alle relazioni, ai bisogni e ai desideri; dunque, il ri-finanziamento e potenziamento dei servizi pubblici dell’infanzia, nonché l’accesso universale agli stessi; politiche a sostegno della vera genitorialità condivisa, attraverso l’estensione incondizionata delle indennità di maternità, paternità e parentale a tutte le tipologie contrattuali, e non solo in presenza di contratto. Infine, la dimensione globale delle lotte per l’autodeterminazione e i diritti del lavoro è oggi un tema inaggirabile. Per questo abbiamo assunto la lotta per un permesso di soggiorno europeo, per la cittadinanza e l’asilo, come nostra lotta: se il ricatto della clandestinità produce violenze e sfruttamento sui confini interni ed esterni, noi rivendichiamo per tutti libertà di muoversi e di restare.

Il movimento globale dello sciopero femminista e transfemminista ha riaperto uno spazio di riconoscimento e azione politica nella crisi generale delle forme organizzate di opposizione, partendo dal proprio vissuto, assumendo la propria parzialità come punto di partenza per costruire connessioni, rifiutando la vittimizzazione in cui tentano di ricacciarci sempre più apertamente. Abbiamo riportato una pretesa di libertà e uguaglianza nel clima fomentato dal governo di Maio-Salvini e dalle destre reazionarie di tutto il mondo, che alimentano la paura e in questo modo approfondiscono le disuguaglianze e la disgregazione. Lo abbiamo fatto con le pratiche quotidiane, costruendo reti di mutuo soccorso, casse di resistenza, strumenti di solidarietà a sostegno di vertenze. Soprattutto, lo abbiamo fatto trasformando a parola d’ordine della denuncia delle molestie, il #metoo – anch’io ‒ in #wetoogether, tutte insieme, dando vita a manifestazioni diffuse su tutti i territori e di massa che hanno rotto l’isolamento, la frammentazione, l’individualismo per riaffermare la potenza dell’essere insieme, della Marea capace di riunire le molteplici figure del lavoro e del non lavoro e di gettare le basi per lottare e trasformare lo stato di cose presente.

Lo sciopero è per noi lo strumento, la pratica eminente con cui abbiamo affermato e stiamo riaffermando la nostra forza. L’esempio spagnolo dello scorso anno è per noi particolarmente significativo, perché ha visto tutti i sindacati, in forme differenti, rispondere alla chiamata delle donne e partecipare a un processo che ha cambiato gli equilibri politici, sociali e culturali del paese con uno sciopero che ha coinvolto cinque milioni di persone.

Sul terreno dello sciopero la comunicazione con la direzione della FIOM non è stata delle migliori, diversamente dal rapporto con lavoratrici e RSU che in molti casi negli scorsi anni hanno invece raccolto la sfida di praticare lo sciopero oltre la sua dimensione strettamente vertenziale. Nonostante l’obiezione che non è possibile fare uno ‘sciopero delle donne’, molte lavoratrici hanno riconosciuto che uno sciopero generale contro la violenza patriarcale non solo è possibile ma è necessario, e può permettere di coinvolgere tutti i lavoratori su una questione che con sempre maggiore evidenza non riguarda solo le donne ma la riorganizzazione dei rapporti sociali. Molte lavoratrici hanno preso l’iniziativa, nelle fabbriche come negli uffici o nelle scuole, e hanno fatto dello sciopero un campo di battaglia anche contro la resistenza delle strutture sindacali di riferimento. Queste iniziative hanno certamente messo in questione l’idea che lo sciopero sia un monopolio sindacale, ma non possono essere ignorate senza correre il rischio di delegittimare le lavoratrici e i lavoratori che hanno visto nello sciopero la possibilità reale di far valere la propria forza nella lotta contro la violenza. Noi crediamo che i sindacati debbano registrare che è in atto un processo di riappropriazione e risignificazione dello sciopero come pratica di lotta da cui non si può tornare indietro. Sono ormai stretti, incapaci di leggere la realtà mutata, steccati e distinzioni tra lavoro produttivo e riproduttivo, tra piano materiale e simbolico, tra sciopero vertenziale e politico. Ad attacco globale, globalmente bisogna rispondere: bisogna cioè andare oltre il corporativismo delle categorie e dei confini nazionali, unire le figure del lavoro, della precarietà, di chi non può scioperare, invece di frammentarle ulteriormente, estendere tutele e diritti invece di restringerli. Dunque lo sciopero femminista si vuole insieme vertenziale, sociale e politico: solo così si può rifiutare la violenza neoliberale, patriarcale e razzista che si sta abbattendo sulle nostre vite.

Noi sappiamo che lo sciopero è un diritto soggettivo, ancora costituzionalmente presidiato per fortuna, della lavoratrice e del lavoratore; che lavoratrici e lavoratori possono praticarlo anche con la copertura tecnica di un solo sindacato. Sappiamo anche, però, che nonostante il dettato costituzionale, troppi sono i limiti normativi e fattuali che rendono lo sciopero, soprattutto nei lavori di servizio e di cura, enormemente complicato quanto inaccessibile. Pensiamo che la FIOM abbia, nei confronti delle sue iscritte, la responsabilità di dichiarare lo sciopero e creare le condizioni affinché l’8 marzo esso sia praticabile anche in tutte le fabbriche metalmeccaniche, diventando l’occasione per una presa di posizione chiara contro le politiche patriarcali, neoliberali e razziste che segnano questo presente, di un’opposizione al governo senza compromessi. Crediamo che sostenere lo sciopero non significhi solo dichiararlo, e per questo ci rivolgiamo a lavoratrici, delegate e RSU affinché possano aprire a NUDM la possibilità di partecipare alle assemblee sui posti di lavoro. Mentre nei nostri occhi è ancora vivida l’immagine della piazza della Lega a Roma la scorsa settimana, crediamo che non sia questo il tempo giusto per attendere o rassegnarsi. È il tempo di rispondere con coraggio e radicalità. Di fronte a milioni di donne che in tutto il mondo stanno praticando li sciopero al grido Non Una di meno, nessuno può continuare a fare quello che faceva prima.

Nessuna si salva da sola, nessuna si salverà rimanendo ferma.